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Symbole de la toute-puissance du football chinois dans les années 2010, le Guangzhou FC vient d’être écarté du championnat national. L’ancien club star, soutenu autrefois par le géant Evergrande, s’effondre sous le poids d’une dette colossale.



C’est la fin d’une ère. Le Guangzhou FC, longtemps vitrine du football chinois et double champion d’Asie, ne participera plus aux compétitions professionnelles. La Fédération chinoise de football (CFA) a refusé de lui accorder une licence pour la saison 2025, en raison de dettes jugées insoutenables.

Autrefois symbole de la montée en puissance du football asiatique, le club du sud de la Chine n’est plus que l’ombre de lui-même. Fondé en 1954, le Guangzhou avait connu une ascension fulgurante à partir de 2010, lorsque le géant immobilier Evergrande Group avait pris le contrôle du club. Grâce à des investissements massifs, les stars se succèdent : Paulinho, Lucas Barrios, Diego Conca, et même des entraîneurs champions du monde comme Marcello Lippi et Luiz Felipe Scolari.

Le club écrasait tout sur son passage. Entre 2011 et 2019, il remporte huit titres de champion et deux Ligues des champions d’Asie (2013 et 2015), devenant le symbole d’un projet national ambitieux : faire de la Chine une superpuissance du ballon rond.

Mais le rêve s’est effondré. La pandémie, la crise immobilière et l’effondrement du groupe Evergrande, aujourd’hui criblé de plus de 300 milliards de dollars de dettes, ont emporté le club dans leur chute. Relégué en deuxième division en 2023, le Guangzhou FC n’a jamais pu se relever.

« C’est une triste fin pour le club qui a marqué une génération entière de supporters », écrit El País, qui rappelle que l’équipe prévoyait encore récemment de construire un stade de 100 000 places pour un coût estimé à 1,7 milliard de dollars.



La CFA a confirmé que Guangzhou FC est désormais exclu de la Chinese League One, une décision qui met un point final à plus de dix ans de domination sur le continent asiatique.

Pour beaucoup d’observateurs, cette disparition symbolise la fin du “mirage doré” du football chinois, bâti sur des investissements démesurés et une ambition politique plus que sportive.

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